Le Pèlerin

Articles avec #observations ailleurs tag

Neuf jours en immersion dans le Dovrefjell

7 Septembre 2017 , Rédigé par Nicolas Haefliger Publié dans #Observations ailleurs

Juillet 2017. Sac à dos de 23 kg contenant essentiellement des vêtements adaptés aux conditions changeantes de la toundra norvégienne, une tente, de la nourriture en suffisance et du matériel photographique. Avec un ami de longue date, je suis parti à la recherche du bœuf musqué et des autres discrets habitants de ce massif montagneux. Des paysages infinis où le ciel et les montagnes sont les seules limites, monde silencieux que seul le vent et les multiples rivières viennent perturber. Monde de mystère peuplé par ces mastodontes d’un autre âge. Le Dovrefjell nous aura livré une partie de ses secrets. Plusieurs belles rencontres avec les bœufs musqués nous auront permis de saisir de belles images. Une portée de renards polaires nous a offert l’un des moments les plus intenses de notre vie de photographes animaliers.

Et les oiseaux alors ?

Des lagopèdes nous surprennent quand on ne s’y attend pas, au détour d’un rocher ou d’une combe neigeuse. Le bécasseau violet fait également partie du petit peuple de la toundra. Une femelle et ses jeunes poussins nous aurons fait un joli cadeau d’observation naturaliste. Outre quelques goélands près des lacs, la niverole alpine venait parfois siffler près de nous. Il est également possible d’observer l’aigle royal, que nous n’avons pourtant pas vu. Le coucou gris anime de son chant caractéristique les ultimes portions de taïga à la lisière des derniers arbres, avant les immensités des hauts plateaux.

L’eau de chaque rivière est parfaitement potable. Quelques cabanes distantes de 15 à 25 km ponctuent également les sentiers balisés pour ceux qui n’aiment pas le camping.

Une expérience fantastique, avec une tempête de neige inhabituelle en plein été, une ascension du Snohetta, l’un des sommets les plus hauts de Norvège, le tout dans une lumière qui faiblit sans toutefois jamais disparaître complètement.

Nicolas Haefliger

Plus d’images sur : nicolashaefliger.wixsite.com/nh-photonature

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Voyage en Angleterre - juin 2016

29 Août 2016 , Rédigé par Jelub Publié dans #Observations ailleurs

Pour fêter à notre façon les 90 ans de SM la Reine d’Angleterre, nous avons décidé d’aller voir son pays et en particulier le sud de l’île.

Début juin, nous nous retrouvons dans la circulation, les bouchons des grandes villes du bord de la mer : Brighton, Bournemouth, Southampton….Les parkings sont remplis et chers. Les possibilités de logement sont moindres….

Pour faire court, cette situation nous agace et nous voilà partis pour la Jurassic Coast et l’intérieur des terres.

Changement bénéfique…des petites routes bordées de haies à tel point qu’on ne voit rien ou presque, des B & B charmants, des bistrotiers sympas, des châteaux, des jardins de rêves, des forêts magnifiques et pas une goutte de pluie pendant 9 jours ; le bonheur !

Même si ce n’est pas la saison idéale pour faire de l’ornithologie, nous avons tout de même rencontré des espèces intéressantes. Les parcs des villes sont attractifs pour les oiseaux. Les goélands, mouettes, merles, rougegorges, accenteurs mouchets, étourneaux sansonnets choucas des tours sont bien présents et bruyants…

Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016

Au bord de la mer, rien de très particulier à signaler. Aux abords des plans d’eau les colverts et les cygnes sont partout.

Pour observer des particularités, il faut se poster à proximité d’un estuaire ou de petits deltas créés par les marées. Ces endroits sont susceptibles de réserver des surprises.

Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016

Durant mon séjour, j’ai noté une cinquantaine d’espèces.

Juillet 2016 - Jelub

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Les Alouettes espagnoles

11 Janvier 2016 , Rédigé par Le Pèlerin Publié dans #Observations ailleurs

Les Alouettes espagnoles

Un des buts de notre voyage en Espagne en juin 2014 était d'essayer de trouver le Sirli de Dupont. Dès notre arrivée à Carinena, nous avons observé 4 espèces : L'Alouette calandre, l'Alouette calandrelle, le Cochevis huppé et le Cochevis de Théckla.

Alouette calandre
Alouette calandre

Alouette calandre

Cochevis huppé

Cochevis huppé

Ces deux dernières espèces, en dehors du chant, sont d'une extrême difficulté à différencier sur le terrain. Notre guide Javier nous dit que même en main les différences sont loin d'être évidentes. Selon les guides, seule une "nuance rouille sur croupion, contrastant avec le dos", est perceptible. Autre chanson sur le terrain !

Le lendemain, nous partons pour Belchite, haut lieu parcouru régulièrement par de nombreux ornithologues venus chercher le Sirli. Sur le site de El Planeron, nous avons découvert plusieurs autres Alaudidés (famille des alouettes), parfois en nombre considérable.

Notre guide nous informe que juin n'est pas la meilleure période pour l'observer. Pourtant, à quelques dizaines de mètres du parking, nous entendons le fameux passereau. Nous le cherchons en vain pendant quelques minutes, puis nous nous déplaçons à la recherche d'autres espèces. Calandres, Calandrelles et Alouettes pispolettes sont très nombreuses. Les Pispolettes sont très semblables aux Calandrelles, mais les différences sont visibles sur le terrain. Elle est sédentaire, contrairement à la Calandrelle. Elle vit sur les terrains steppiques, souvent salés.

Alouette pispolette

Alouette pispolette

Le Sirli de Dupont s'est montré lors de notre retour à la voiture, mais très furtivement. Il chante sur une touffe d'herbes sèches, redescend, se déplace, puis recommence. Impossible à photographier. Pourtant il est 30 mètres à peine.

Nous décidons de revenir le trouver le lendemain. Le temps est chaud, très chaud, très sec. La pluviométrie dans ce site et dans cette région est d'à peine 300 mm de pluie par an. Pas plus que dans certains déserts. Cette fois, nous le voyons presque depuis la voiture. Il est moins farouche qu'hier. Il chante plus longuement, mais disparaît tantôt pour "rechanter" quelques mètres plus loin. Tout juste le temps de le "digiscoper".

Sirli de Dupont

Sirli de Dupont

Tout au long de notre voyage, nous avons observé des quantités hallucinantes de Calandres et de Calandrelles.

L'Alouette des champs n'a été observée que beaucoup plus rarement. Nous l'avons trouvée à Galloconta, dans les champs de céréales. Quant à la Lulu, nous l'avons observée chantant sur des arbres, lorsque nous cherchions le Vautour moine, dans les monts de la Sierra de Guadarrama.

Les Alouettes espagnoles

Nous avons donc observé les 8 espèces d'Alaudidés présentes en Espagnes : Alouette calandre, calandrelle, pispolette, Sirli de Dupont, Cochevis huppé et de Théckla, Alouette des champs et lulu.

Martial Farine
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Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

27 Juillet 2014 , Rédigé par Le Pèlerin - Martial Farine Publié dans #Observations ailleurs

L'arrivée à Helsinki se fait sous la pluie, peu d'oiseaux, mais sur le port des mouettes et goélands, des Bernaches nonettes, dans les parcs, un Huitrier pie. Je note un Goéland brun de la Baltique, des oies cendrées. Au retour, dans un tout nouveau quartier, à 20 minutes du centre-ville, j'observe des Harles bièvre, des Goélands argentés, des Bruns de la sous-espèce fuscus, de nombreux Goélands cendrés.

Le long du trajet vers Vyborg: j'observe quelques Courlis cendrés, des Vanneau huppés, deux Grues cendrées, des Choucas des tours, sous-espèce sommerringii, et partout des Corneilles mantelées.

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

Vyborg se trouve tout au fond du golfe de Finlande. Les premiers oiseaux vus au bord de la mer sont des Mouettes rieuses (qui fréquentent la ville en nombre); sur une anse du golfe un rassemblement de Cygnes à bec jaune est présent depuis quelques jours. D'après les photos, il y a des chanteurs et des Bewicks; le soir, dans le pittoresque parc de Monrepos, deux vols de cygnes partent pour le nord. Ce sont des chanteurs. Il y a peut-être du Bewick dans les vols; certains sont nettement plus petits que les autres.

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

Puis nous nous rendons dans une sorte de "taïga" en zone frontière avec la Finlande. C'est un biotope à loup, ours, lynx, glouton, mais aussi à élan. Les deux premiers carnivores ont été vus ces dernières années par mes hôtes : un ours sur un chien écrasé sur la route et des loups à quelques occasions. La forêt est constituée de bouleaux, de pins sylvestres, épicéas, elle est si épaisse par endroit que la visibilité ne dépasse pas 30 mètre. Pour autant il est difficile de dire si c'est une forêt "vierge", les photos satellites montre parfois des semblant de plantations. Elle est parsemée de petites parcelles ouvertes avec des herbes jaunes en cette mi-avril. On trouve partout de étangs de la taille de la Gruère, distants de 500m les uns des autres, parfois plus. En sortant de la "datcha" de mes hôtes, j'aperçois un gros rapace: un Pygargue à queue blanche !!!! On me signale un trou de Pic noir occupé. Parfois on remarque un relais de couvaison. Le pic épeiche est commun. Un autre pic est noté, une seule fois. Il n'a pas de tache scapulaire, a du rose au bas ventre, et est semble-t-il plus grand que l'épeiche. Il s'agit d'un Pic à dos blanc, bien identifié.

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

Beaucoup de passereaux ne sont pas encore revenus de leurs quartiers d'hiver. Il reste des sédentaires, comme les Mésanges charbonnière et bleues, des Tarins des aulnes, des Pinsons des arbres. Mais les Turdidés sont bien là. La Grive litorne est un oiseau de jardin, elles ne sont pas très nombreuses, mais elles sont partout. La Grive mauvis chanteuse. Son chant est d'abord râpeux, puis relativement mélodieux, sans atteindre le charme de la musicienne. Cette dernière est également présente, en plus petit nombre semble-t-il.

Lors d'une promenade vespérale, avec mon hôte Sergueï, retraité de l'armée russe (50 ans), nous parcourons les forêts, étangs, petits "pâturages", nous trouvons plusieurs couples de Grues cendrées. Elles sont très farouches. Sur les étangs nous trouvons des Colverts, des Garrots sonneurs en parade, des Harles piettes, entre autres. Nous cherchons en vain l'élan, mais nous trouvons un chapelet de crottes très fraîches. Peut-être l'avons-nous dérangé, d'autant que nous trouvons ces traces sur le sable du chemin: la taille d'une génisse !

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

Le lendemain matin, nous repartons, à pied cette fois, dans une autre direction. Rien de nouveau à part un beau groupe de Ramier d'une cinquantaine d'individus en pâture. Un bruit nous fait sursauter dans une "haie" d'épicéas, de bouleau et d'aulnes. Juste le temps de mettre un poule de tétras dans mes jumelles, sans pouvoir l'identifier. Les deux espèces de tétras sont bien présentes et très souvent observées par Sergueï. Mais en soirée, nous repartons dans un autre secteur et tombons sur un couple de Tétras lyres qui s'envolent devant la voiture. La femelle se pose sur un grand pin sylvestre, le temps de se faire tirer le portrait. Nous surprenons une Grue, qui semble autant surprise que nous. Elle reste stoïque à nous observer. Nous trouvons à nouveau d'autres Grues aux bords d'étang, des canards de plusieurs espèces, et une Pie-grièche grise. Un Cygne chanteur nous survole. En rentrant, nous voyons une Buse, mais sans pouvoir dire s'il s'agit d'une Buse de Russie, elle ressemble tant à la "nôtre". Nous en avions déjà vue une ou l'autre par-ci par-là. On me dit qu'elle ne sont revenues que ces derniers jours.

Malheureusement je n'ai pas trouvé de rapaces nocturnes (Chouette lapone, épervière, ni Hibou des marais)

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

De retour à Helsinki, nous sommes passés dans un nouveau quartier à l'est de la ville, en bordure du golfe de Finlande. Encore quelques Bernaches nonettes, un couple de Harles bièvre, des Goélands, principalement cendrés, mais aussi argentés et brun. En ville, dans un parc à proximité de la mer, le Goéland brun de la sous-espèce fuscus est bien présente, tout comme des argentés et des cendrés.

Texte et photos: Martial Farine

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
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L'attente

20 Juillet 2014 , Rédigé par Le Pèlerin - JLB Publié dans #Observations ailleurs

10:59 heures : je pose ma lecture « Le silence des loups ». Le gris embrase toute ma vue. Proche de ma fenêtre, un pré fraîchement fauché, un parking, quelques arbres, occupent mon regard. Un Faucon crécerelle passe en vitesse. Trois arbalétriers glissent dans les airs et disparaissent. Ils (les martinets noirs) reviennent – vol rapide, rectiligne – puis tournent autour du bosquet ; pas facile de trouver pitance aujourd’hui.

Un Merle noir quitte le bouleau. Sur une branche sommitale de ce feuillu, trois Etourneaux sansonnets se posent, hésitent, puis se précipitent dans le pré. Le fond de la vallée disparaît. La bise presse les nuages noirs qui, soudainement, se vident. Un Moineau se réfugie dans le pin. Les feuillages, les cimes se balancent avec vigueur. Le rideau de pluie avance inexorablement dans ma direction. Je n’en ai cure bien à l’abri.

Trois Corneilles noires luttent contre les éléments. Les gouttes d’eau frappent à ma vitre. Le dernier Martinet disparaît. Un Etourneau se protège dans un épicéa. Les humains courent à leur voiture ; il est 11:07 h.

18:05 heures : les gris se succèdent, s’entrechoquent, laissent apparaître le bleu quelques secondes puis le cachent, comme pour le protéger. Deux grues (qui ne sont ni cendrées, ni couronnées) ont cessé le travail. La pluie arrose encore les crêtes du Jura bernois et soleurois. Le parking se vide. Une Bergeronnette grise rejoint le bitume, espace de jeu… ! Deux Pigeons biset domestiques se rendent en ville. Un merle noir, mâle, se pose, puis reprend son envol presque aussitôt. Une Hirondelle de fenêtre, avec aisance, montre son « cul blanc » caractéristique. Le pré est désert. L’écorce du bouleau se dévoile sur fond gris ; une belle image. Le pin, qui abrite un ancien nid de Pie bavarde se dandine, façon canard muet. Un flash de lumière dévoile la panoplie des rouges des tuiles de la vieille ville. Un merle passe en rase-mottes. Cinq étourneaux filent, poussés par vent arrière. Deux autres s’attardent sur l’épicéa.

18:25 heures : Un merle se querelle avec un étourneau. Une bergeronnette grise et un moineau domestique trottinent côte à côte sur le chemin. Un martinet passe….Un rectangle de bleu se forme au fond de la vallée. Le temps passe…Il le faut bien même s’il ne se passe pas grand-chose !

C’était Jelub, envoyé spécial du Pèlerin à l’HJU, étage E4 ch 252, Delémont, 14.05.2014

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Retour de vacances

24 Février 2014 , Rédigé par Le Pèlerin Publié dans #Observations ailleurs

Après les Cigognes - ou avant, c'est selon - d'autres oiseaux reviennent plus ou moins nombreux dans nos contrées. Tous ne viennent pas de loin, mais certains se sont payé de belles vacances au soleil (du moins on le leur souhaite).

Etourneaux, Grives litornes, draines et mauvis, Milans royaux, Buses variables migratrices, des Alouettes ont même été entendues. Ne nous réjouissons pas trop, l'hiver n'a pas dit son dernier mot, mais tout de même, ça fleure bon le printemps!

Ci-dessous, des photos de Grives litorne en train de manger des graines de houx dans un jardin de La Chaux-de-Fonds. Jolis oiseaux!

 

Grive litorne2 JosyF redim

 

 

Grive litorne JosyF redim

 

Photos: J. Froidevaux

 

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Oies cendrées, oie rieuse, oies des moissons et oie à bec court

27 Janvier 2013 , Rédigé par Le Pèlerin Publié dans #Observations ailleurs

 

Dimanche 6 janvier, je me rends dans la région du Seeland à la recherche de Goélands argentés ou bruns. Je croise par hasard Arnaud Vallat, qui va également voir des oiseaux. Dans le flux du trafic on ne peut se dire où chacun va. Par sms, il m'apprend que des oies sont présentes sur la rive sud du Lac de Morat.
Parmi les Oies cendrées: une Oie rieuse, quelques Oies des moissons, et la deuxième Oie à bec court observée en Suisse. Il m'indique l'endroit. Elles sont près de la route entre Greng et Faoug, en train de brouter. A mon arrivée, il n'y en n'a qu'une. Je contourne la colline et les trouve. Déjà quelques observateurs sont présents. L'un d'un m'indique l'Oie à bec court, qui est légèrement à l'écart du groupe et facilement indentifiable. Je trouve les Oies des moissons (il y en a 4 ou 5), puis l'Oie rieuse, très typique.

 

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Une partie du groupe d'oies, toutes des oies cendrées

 

Selon l'observateur, l'Oie à bec court est une jeune de premier hiver, donc un autre individu que celui observé en janvier 2011. Elle est légèrement plus petite que les Cendrées, ses pattes sont roses (d'où le nom de Pink footed goose) et le bec est noir avec une petite partie rose. Sa tête et le haut du cou sont plus foncés que chez l'Oie cendrée. Les plumes du dos ne sont pas lisérées, signant un jeune. Ces critères m'ont été indiqués par l'observateur qui m'a montré l'oiseau.

 

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Oies cendrées

 

Les Oies des moissons ont les pattes oranges, mais bien difficile à comparer à celles roses des Cendrées suivant la lumière. Le bec noir avec un peu de jaune les distingue des autres espèces. Quand à la Rieuse, c'est un adulte typique, avec le ventre barré de noir transversalement, et du blanc entourant le bec.

 

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Oie cendrée devant et oie à bec court derrière

 

 

Le site fréquenté se trouve au sud de la route entre Greng et Faoug (573 415 / 195 695). Elles ont été retrouvées le 20 janvier, au même endroit, avec Eric Nagels. Mais la neige, le brouillard et le froid ont rendu l'identification des 4 espèces assez difficile. Il faut vraiment détailler le groupe, individus après individu. Les Oies des moissons sont souvent groupées.

 

oies-greng0920.jpgOies cendrées

 

 

Profitez d'essayer d'aller les voir, elles resteront encore quelques temps. C'est la deuxième fois en Suisse que 4 espèces d'oies sont vues ensemble.

 

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Premier plan: trois oies des moissons. Derrière: oies cendrées (et corneille noire)

 

 

Texte et photos: Martial Farine

 

 

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Voyage ornithologique en Hongrie - Mai 2012 - 2/3

5 Janvier 2013 , Rédigé par Le Pèlerin Publié dans #Observations ailleurs

 


Hongrie, 16 au 21 mai 2012 - jours 2 et 3

Je retourne sur le site d'Apaj que j'avais déjà visité sur les conseils de Susan en 2010. Les canaux sont moins intéressants qu'en août, peu d'Ardéidés, et laridés, mais des Phragmites des roseaux et des Rousserolles turdoïdes partout. Egalement des Tariers pâtres et des prés, des Pies grièches à poitrine rose et écorcheurs, des alouettes des champs et quelques Cochevis huppés, des Bruants proyers. Un arrêt prêt d'un troupeau de vaches hongroises, au bord d'un canal et d'une zone humide me permet de discuter trois mots avec un berger, qui me dit en voyant la plaque de ma voiture qu'il a travaillé en Suisse, à Zuchwill!!!!!
A nouveau des Guêpiers, des Vanneaux huppés, des Corneilles mantelées et des Freux, mais aussi quelques limicoles: Chevaliers gambettes, des Barges à queues noires, des Chevaliers sylvain. Une belle troupe d'oies s'envolent au passage d'un chien errant, suivies par des Hérons pourprés.


Corbeau_freux_MF.jpg



Je retrouve la tour d'observation que nous avions "escaladée" avec Bénédicte. Au Nord, deux Outardes barbues, mais très loin. Au sud, il y en a au moins 9. Coucous, trois espèces de Rousserolles, (turdoïde, effarvatte et verderolle) chantent dans le canal au pied de la tour. Courlis, Cigognes blanches, chevreuils, renards, parcourent cette plaine. Et toujours des rapaces: Crécerelles, Kobez, Buses variables, Busards roseaux.


J'ai profité de faire un passage au bord d'un grand étang bordé de roseaux. Une Spatule blanche, quelques grands Cormorans, de nombreuses oies cendrées avec des jeunes, toujours de nombreux Busards des roseaux sont observés. Mais aussi, quelques Fuligules nyroca, une Nette rousse, un Bruant des roseaux (qui semble peu commun), et partout des Hérons pourprés. Ils sont plus nombreux et moins discrets que le Héron cendré. Dans un fossé, un Rossignol chante, et à nouveaux plein de Phragmites des joncs.



Fauconkobez2_MF.jpg


Susan m'avait indiqué un champ de pommes de terre, où il fallait chercher la Glaréole à collier. Le tuyau n'était pas percé, mais il a fallu un gros coup de chance pour tomber sur le bon champ. Deux se sont envolé, très loin, mais trois autres sont resté au sol. Encore une espèce que je n'avais jamais vue. Les faisans et les lièvres "partent dans les bottes" en me faisant sursauter à chaque fois.


Pour le troisième jour, j'avais noté sur internet deux ou trois lieux où des Pygargues à queues blanches sont signalés. A nouveau, Susan, me donne le plan d'accès pour arriver sur le site; elle me donne même un papier avec le lieu que je dois demander, au cas où. A peine arrivé, une fauvette passe d'un buisson à l'autre en vol de parade. Elle se pose bien en vue, mais peu de temps, juste le temps d'identifier une Fauvette épervière. Je recherche le Pygargue, mais ne le trouve pas. Par contre, dans cet ancien bras de la rivière Tizsa, sur le lac, les Mouette rieuse nichent par millier, en compagnie de Sternes pierregarins, Guifettes moustacs et noires (pas vu la Leucoptère, pourtant elle est parfois observée sur le site).


Hongrie_MF.jpg



Plusieurs Spatules blanches s'envolent de buissons entre un petit bois et la colline d'observation; des lingots d'or volent d'arbre en arbre, ce sont des Loriots, parfois par 3 ou 4. Un peu partout, des grands Cormorans, mais aussi beaucoup de Cormorans pygmées. Puis je remarque des mouettes et goélands volant en piqué, en bordure de la forêt au nord-est, où il fallait rechercher les Pygargues. Y'en a un, houspillé par mouettes et goéland. Il est posé sur un gros arbre sec, stoïque, placide. Il baisse la tête lorsque des Busards de roseaux passent sur sa tête. Je l'observe longuement, mais il est loin et l'onde de chaleur ne permet pas de le détailler. Il s'agit d'un adulte. Quelle bête, c'est énorme !

 


Pygargue_MF.jpg



Je poursuis un peu les observations dans d'autres directions. Puis en revenant, il y en a deux. Un autre adulte est posé sur un autre arbre sec, proche de l'autre. Après un moment, je décide de me déplacer pour longer la Tizsa. En bas de la colline, une Hypolaïs ictérine chante, et des Guêpiers tournent autour de cette colline. Cette rivière est très sauvage, mais il semble plutôt s'agir d'un lac, tant l'eau est calme. A nouveau une foule de Phragmite des joncs, des Hérons de toutes sortes (garzettes, aigrettes, bihoreau, pourpré et cendrés…) mais aussi dans d'étroits petits canaux des Cormorans pygmées. Une autre Fauvette épervière parade. Puis je remarque un pygargue en vol. Très haut, mais toujours très grand! Un vol lent, tellement lent qu'on le dirait à la limite du décrochage. Il est toujours poursuivit par des laridés et Busards des roseaux. Je rencontre un couple d'allemand; ils viennent tous les ans dans le coin. On discute quelques instants, mais ils ne me donnent pas beaucoup de tuyaux. Peut-être que mon allemand est incompréhensible. Je note plusieurs Pics épeiches, se nourrissant de feuilles de peupliers (la sève peut-être), un Pouillot véloce, un Rossignol, et un Pouillot siffleur chantant dans le haut d'un peuplier et dans des buissons "inondés" un passereau furtif se déplace. Il semble être une Locustelle fluviatile, mais l'observation est trop courte, et je ne connais pas sa distribution en Hongrie. Je ne peux pas la certifier. Pourtant elle est présente en Hongrie.


Texte et photos: Martial Farine

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Voyage ornithologique en Hongrie - mai 2012 - 1/3

30 Décembre 2012 , Rédigé par Le Pèlerin Publié dans #Observations ailleurs

 

Hongrie, 16 au 21 mai 2012

Mon premier voyage en Hongrie avait été trop court, il fallait revenir pour voir les oiseaux emblématiques de la puszta du sud de Budapest au printemps.

La région du Bacs Kiskun est située au sud de Budapest, à environ 80 km. Elle est plate, très plate. Pas plus de 80 m de dénivellation entre le point le plus haut et le plus bas de la région. À l'Ouest coule le Danube, fleuve  déjà très imposant dans cette région. Le Parc national de Kiskunsagi est situé dans cette région. Il est morcelé en plusieurs parties, non contigües, de plusieurs milliers d'hectares chacune.
Arrivé dans l'après midi du 16, je suis allé me promener aux alentours de la ville de Kecskemet, à 5 km à peine. La première photo était pour un Rollier posé bien en vue sur un arbre sec.

 

Rollier_MF.jpg

 

 

Des Faisan de Colchide chantent et se nourrissent dans la plaine, avec des Ramiers et des dizaines d'Alouettes des champs. Les lièvres sont en plein repas, à 50m du chemin, les Loriots et Tourterelles des bois chantent dans tous les boisements !


Le lendemain, je suis attendu par la mère de la propriétaire de l'hôtel où je loge. Nous avons rendez vous avec un ranger du parc national. Susan me guide d'abord dans la zone la plus à l'ouest du Parc, vers Jaraspuszta. Nous découvrons des Guêpiers d'Europe et des Faucon kobez. Nous trouvons le ranger qui guide une classe d'école. Il nous indique quelques sites à visiter en attendant qu'il nous rejoigne. Le vent est fort, mais les Kobez chassent tout autour de nous; le Crécerelle est également très commun. Nous mangeons nos sandwichs au bord d'un lac alcalin; une cinquantaine de Bécasseaux variables, des Tadornes de belon (peu fréquent selon Susan), barbotent dans la vase. 200 Oies cendrés s'envolent tout à coup et passent tout près. Incroyable !


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Oies_MF.jpg

 

 


En nous rendant vers une tour d'observation, un gros faucon (taille de buse variable ou presque!) passe devant la voiture. Le contraste du dos brun roux avec le reste des ailes (et la taille) ne laisse que peu de doute. Il s'agit d'un Faucon sacre. Il vole en rasant les blés, puis disparaît. Le ranger Alexander nous rejoint et lui signalons cette observation, qui ne l'étonne pas vraiment….l'espèce est possible dans cette région. Nous le suivons sur des chemins de sable et de terre. Un groupe d'oiseaux blancs pâture dans un champ de blé: grandes Aigrettes ?? Etonnant: pas d'eau, pas de roseaux… Alexander sort de sa voiture et nous invite à observer ces oiseaux: faute d'aigrettes, on voit des Outardes barbues, onze mâles ensemble. Ils sont visiblement sur le qui vive, bien qu'ils se trouvent à plus de 300 m. Au printemps, les mâles restent ensemble et paradent parfois, pendant que les femelles couvent. Deuxième espèce que j'étais venue voir et on les trouve sur moins de 300 m. Nous contournons ces oiseaux, et du deuxième poste on les voit encore mieux ! Nous les laissons tranquille, tant ces oiseaux semblent timides et vulnérables.


Outardes_MF.jpg



Notre guide nous emmène sur un autre site proche. Ici, nous recherchons vainement d'autres Outardes. Par contre, on compte au moins douze chevreuils, plusieurs lièvres, deux cerfs ! Alexander aperçoit furtivement un gros rapace. Il saute dans sa voiture, se dirige où l'oiseau a disparut. L'oiseau s'envole du champ de céréale où il a plongé, à 50m du Ranger. Cette fois, c'est l'Aigle impérial. Au télescope, c'est bien lui…un immature de 5 ans au moins.


Aigle_imperial_MF.jpg

Pygargue?



Il replonge un peu plus loin dans un autre champ, sa technique de chasse pour capturer les Sousliks et autres proies. L'oiseau, impressionnant, s'envole une dernière fois, commence à cercler, se fait houspiller par des Busards des roseaux, et disparaît au loin. Sur 500m, trois espèces emblématiques de ces pusztas. Tout commence bien. Sur la route du retour, partout des Kobez et Crécerelles, deux Hobereaux, des Busards des roseaux (de loin le rapace le plus vu pendant mon séjour) et un couple de Busards cendrés s'échange une proie. Rolliers, Guêpiers sont communs le long de la route.


Texte et photos: Martial Farine

 

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Geai des chênes

17 Décembre 2012 , Rédigé par Le Pèlerin Publié dans #Observations ailleurs

 

Les corvidés sont bien connus être amateurs de tout et pas nécessairement tout ce qui se mange (c’est en tout cas vrai pour la Pie bavarde). On dit qu’ils sont les plus intelligents des passereaux.
Cette famille chaparde tout ce qu’elle trouve, fait des provisions, les retrouve.


Avec la première neige sont arrivés les premiers oiseaux autour des maisons.


Les images suivantes  mettent en scène un Geai des chênes qui avait une envie bien légitime, mais tout de même...., de se nourri.


Bon appétit M. le Geai

 

Geai_Jelub1.jpg

 

Geai_Jelub2.jpg

 

Geai_Jelub3.jpg

 

 

Texte et photos: Jelub

 

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