Le Pèlerin

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Voyage en Angleterre - juin 2016

29 Août 2016 , Rédigé par Jelub Publié dans #Observations ailleurs

Pour fêter à notre façon les 90 ans de SM la Reine d’Angleterre, nous avons décidé d’aller voir son pays et en particulier le sud de l’île.

Début juin, nous nous retrouvons dans la circulation, les bouchons des grandes villes du bord de la mer : Brighton, Bournemouth, Southampton….Les parkings sont remplis et chers. Les possibilités de logement sont moindres….

Pour faire court, cette situation nous agace et nous voilà partis pour la Jurassic Coast et l’intérieur des terres.

Changement bénéfique…des petites routes bordées de haies à tel point qu’on ne voit rien ou presque, des B & B charmants, des bistrotiers sympas, des châteaux, des jardins de rêves, des forêts magnifiques et pas une goutte de pluie pendant 9 jours ; le bonheur !

Même si ce n’est pas la saison idéale pour faire de l’ornithologie, nous avons tout de même rencontré des espèces intéressantes. Les parcs des villes sont attractifs pour les oiseaux. Les goélands, mouettes, merles, rougegorges, accenteurs mouchets, étourneaux sansonnets choucas des tours sont bien présents et bruyants…

Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016

Au bord de la mer, rien de très particulier à signaler. Aux abords des plans d’eau les colverts et les cygnes sont partout.

Pour observer des particularités, il faut se poster à proximité d’un estuaire ou de petits deltas créés par les marées. Ces endroits sont susceptibles de réserver des surprises.

Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016
Voyage en Angleterre - juin 2016

Durant mon séjour, j’ai noté une cinquantaine d’espèces.

Juillet 2016 - Jelub

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Les Alouettes espagnoles

11 Janvier 2016 , Rédigé par Le Pèlerin Publié dans #Observations ailleurs

Les Alouettes espagnoles

Un des buts de notre voyage en Espagne en juin 2014 était d'essayer de trouver le Sirli de Dupont. Dès notre arrivée à Carinena, nous avons observé 4 espèces : L'Alouette calandre, l'Alouette calandrelle, le Cochevis huppé et le Cochevis de Théckla.

Alouette calandre
Alouette calandre

Alouette calandre

Cochevis huppé

Cochevis huppé

Ces deux dernières espèces, en dehors du chant, sont d'une extrême difficulté à différencier sur le terrain. Notre guide Javier nous dit que même en main les différences sont loin d'être évidentes. Selon les guides, seule une "nuance rouille sur croupion, contrastant avec le dos", est perceptible. Autre chanson sur le terrain !

Le lendemain, nous partons pour Belchite, haut lieu parcouru régulièrement par de nombreux ornithologues venus chercher le Sirli. Sur le site de El Planeron, nous avons découvert plusieurs autres Alaudidés (famille des alouettes), parfois en nombre considérable.

Notre guide nous informe que juin n'est pas la meilleure période pour l'observer. Pourtant, à quelques dizaines de mètres du parking, nous entendons le fameux passereau. Nous le cherchons en vain pendant quelques minutes, puis nous nous déplaçons à la recherche d'autres espèces. Calandres, Calandrelles et Alouettes pispolettes sont très nombreuses. Les Pispolettes sont très semblables aux Calandrelles, mais les différences sont visibles sur le terrain. Elle est sédentaire, contrairement à la Calandrelle. Elle vit sur les terrains steppiques, souvent salés.

Alouette pispolette

Alouette pispolette

Le Sirli de Dupont s'est montré lors de notre retour à la voiture, mais très furtivement. Il chante sur une touffe d'herbes sèches, redescend, se déplace, puis recommence. Impossible à photographier. Pourtant il est 30 mètres à peine.

Nous décidons de revenir le trouver le lendemain. Le temps est chaud, très chaud, très sec. La pluviométrie dans ce site et dans cette région est d'à peine 300 mm de pluie par an. Pas plus que dans certains déserts. Cette fois, nous le voyons presque depuis la voiture. Il est moins farouche qu'hier. Il chante plus longuement, mais disparaît tantôt pour "rechanter" quelques mètres plus loin. Tout juste le temps de le "digiscoper".

Sirli de Dupont

Sirli de Dupont

Tout au long de notre voyage, nous avons observé des quantités hallucinantes de Calandres et de Calandrelles.

L'Alouette des champs n'a été observée que beaucoup plus rarement. Nous l'avons trouvée à Galloconta, dans les champs de céréales. Quant à la Lulu, nous l'avons observée chantant sur des arbres, lorsque nous cherchions le Vautour moine, dans les monts de la Sierra de Guadarrama.

Les Alouettes espagnoles

Nous avons donc observé les 8 espèces d'Alaudidés présentes en Espagnes : Alouette calandre, calandrelle, pispolette, Sirli de Dupont, Cochevis huppé et de Théckla, Alouette des champs et lulu.

Martial Farine
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Journées internationales de la migration

3 Septembre 2015 , Rédigé par Le Pèlerin

Ce week-end samedi et dimanche 3 et 4 octobre les membres du Pèlerin seront présents aux Sommêtres pour le suivi de la migration post-nuptiale dans le cadre des Journées internationales de la migration. Vous pourrez venir nous rejoindre et profiter, qui sait, d'observer le passage d'oiseaux plutôt rares chez nous d'habitude. Chaque année, ce sont plusieurs dizaines de milliers de pigeons ramiers qui sont ainsi observés des centaines de rapaces et des milliers de passereaux. Certains de ces oiseaux ne peuvent être observés dans nos régions que lors de la migration, ne nichant pas en Suisse. Comme par exemple, le Balbuzard pêcheur ou la Cigogne noire. Alors, à vos jumelles!!

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Quelques rapaces d'Espagne 2/2

6 Mai 2015 , Rédigé par Le Pèlerin

Eric et moi nous sommes rendus une semaine en Espagne, du 2 au 8 juin 2014. Le but de notre voyage était de parcourir la partie du centre-est du pays, à la recherche de rapaces, mais surtout essayer de trouver le Sirli de Dupont. Nous avions engagé un guide, Javier, qui nous a conduit autour de Belchite et nous a fait découvrir une foule d'oiseaux inconnus à nos jumelles.

Dans le premier article nous vous avons présenté une première série de rapaces: Aigles ibérique, royal, de Bonelli, botté, Gypaète barbu, Busard des roseaux, Bondrée apivore, Circaète Jean LeBlanc, Percnoptère d'Egypte, Autour des palombes. Nous continuons aujourd'hui avec la suite des rapaces observés durant ce séjour ibérique.

Vautour fauve
Le rapace le plus fréquent observé pendant notre séjour. Il est partout, et parfois en nombre impressionnant. Plusieurs dizaines d'oiseaux en même temps lors du départ des falaises de nidifications au matin, ou en vol sur les grandes plaines. Un individu marqué à l'aile a été observé dans les Pyrénées espagnoles. Il avait été bagué à environ 80 km de là.

Quelques rapaces d'Espagne 2/2
Quelques rapaces d'Espagne 2/2
Quelques rapaces d'Espagne 2/2
Quelques rapaces d'Espagne 2/2
Quelques rapaces d'Espagne 2/2

Vautour moine
Observé à de nombreuses reprises dans la Sierra de Guarama, et à quelques kilomètres de Madrid. Dans les endroits favorables, l'espèce est facile à voir. C'est un oiseau spectaculaire, sans doute le plus grand rapace d'Europe. Un des buts du voyage.

Quelques rapaces d'Espagne 2/2
Quelques rapaces d'Espagne 2/2

Milan royal
Observé régulièrement, mais pas en grand nombre.

Quelques rapaces d'Espagne 2/2

Milan noir
Observé régulièrement, parfois en compagnie de Vautour fauve.

Quelques rapaces d'Espagne 2/2

Epervier
Nous n'avons que peu vu cette espèce. Elle a cependant été remarquée dans la Sierra de Guarama, dans un endroit où les forêts couvrent bien les reliefs.

Faucon crécerellette
Deux observations de l'espèce. Javier nous a montré une petite colonie, nichant sous les tuiles d'une bergerie. Nous avons découvert une belle colonie, dont les adultes nourrissaient des jeunes, à peine sortis du nid, mais aussi d'autres encore sous les tuiles d'un garage. Au moins 20 Crécerellettes étaient présent sur ce site, proche de Tauste.

Quelques rapaces d'Espagne 2/2

Faucon crécerelle
Observé communément un peu partout.

Quelques rapaces d'Espagne 2/2
Quelques rapaces d'Espagne 2/2

Faucon hobereau
Observation de l'espèce, à une seule reprise (et sans photographie).

L'Espagne est vraiment un pays incroyable, dont l'altitude moyenne est la plus élevée d'Europe, derrière la Suisse. Le pays comporte une variété de paysage infinie; du désert à la forêt d'altitude, des canyons aux plaines agricoles, des oliveraies aux forêts riveraines de l'Ebre, on peut changer radicalement d'environnement en quelques dizaines de kilomètre. Cette variété explique sans doute la variété des populations d'oiseaux.

Dans un prochain article, nous présenterons quelques-unes des alouettes espagnoles.

 

Texte et photos: Martial Farine
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Quelques rapaces d'Espagne 1/2

28 Janvier 2015 , Rédigé par Le Pèlerin

Eric et moi nous sommes rendus une semaine en Espagne, du 2 au 8 juin 2014. Le but de notre voyage était de parcourir la partie du centre-est du pays, à la recherche de rapaces, mais surtout essayer de trouver le Sirli de Dupont. Nous avions engagé un guide, Javier, qui nous a conduit autour de Belchite et nous a fait découvrir une foule d'oiseaux inconnus à nos jumelles.

Dans ce premier article nous présenterons quelques photos des rapaces que nous avons observés avec quelques commentaires les concernant. Des rapaces présents en Espagne, il ne nous a manqué que l'Elanion blanc, dont l'aire de répartition est normalement plus située au sud-ouest, et le Busard cendré.

Aigle ibérique
Une seule observation de l'espèce, mais à grande distance. Il s'agissait d'un immature dont l'identification a été confirmée par Javier sur photo.

Aigle royal
Observé le premier soir de notre arrivé, proche de Cariñena. Se pose sur des blocs de cailloux, à quelques dizaines de mètres de la route menant à Belchite. Javier nous a montré le lendemain un nid avec trois poussins bien emplumés (fait exceptionnel d'avoir 3 jeunes survivants dans un même nid).

Quelques rapaces d'Espagne 1/2

Aigle de Bonelli
C'était également une espèce cible de notre voyage. Le trajet pour arriver au site était assez spectaculaire. Après un moment de recherche, Javier nous signale un adulte posé sur un arbre sec. Le deuxième adulte est à peine derrière mais nous ne le remarquons pas tout de suite. Un jeune oiseau est au nid, dans une falaise à 50m des adultes, derrière des buissons. Il est sans doute proche de l'envol.

Quelques rapaces d'Espagne 1/2

 

Aigle botté
Bien que très commun en Espagne, nous ne découvrons ce petit aigle qu'en observant le Bonelli. Ensuite, nous le verrons chaque jour, dans toutes les régions parcourues.

Quelques rapaces d'Espagne 1/2

 

Gypaète barbu
Une seule observation, dans une vallée des pré-Pyrénées espagnols. Magnifique adulte observé de très près.

Quelques rapaces d'Espagne 1/2Quelques rapaces d'Espagne 1/2

Busard des roseaux
Notamment observé à Gallocanta.

Quelques rapaces d'Espagne 1/2

Bondrée apivore
Observation de plusieurs individus dans la Sierra de Guarama, lorsque que nous recherchions le Vautour moine.

Quelques rapaces d'Espagne 1/2

Circaète Jean LeBlanc
Présent partout le long de notre séjour, parfois en grand nombre, particulièrement autour de Belchite, dans cette immense étendue désertique. Au moins 5 individus différents ont été observés sur à peine quelques kilomètres.

Quelques rapaces d'Espagne 1/2
Quelques rapaces d'Espagne 1/2
Quelques rapaces d'Espagne 1/2

Percnoptère d'Egypte
Oiseau relativement fréquent, mais pas observé en grand nombre, seulement un à deux individus ensembles, rarement plus. Javier nous a montré un nid occupé, par un adulte et un poussin.

Quelques rapaces d'Espagne 1/2

Autour des palombes
Un seul individu, d'abord posé sur un pylône électrique, puis passe en vol à quelques mètres de nous.

Quelques rapaces d'Espagne 1/2
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Journées internationales de la migration 4-5 octobre 2014

2 Octobre 2014 , Rédigé par Le Pèlerin-MF Publié dans #Observations aux Franches-Montagnes

Depuis quelques années, l'association du Pèlerin participe à l'organisation des journées internationales de la migration. Aux Franches-Montagnes, elles ont lieu traditionnellement au rocher des Sommêtres. Cette année, les dates retenues pour toute l'Europe sont le samedi 4 et le dimanche 5 octobre 2014.

Journées internationales de la migration 4-5 octobre 2014

Une permanence sera tenue par les observateurs du Pèlerin le samedi dès 13h00 et le dimanche matin dès 9h00. Afin d'accéder au site, des affichettes baliseront le parcours, depuis le parking du Crau Loup, au Noirmont.

Le phénomène de la migration des oiseaux est particulièrement spectaculaire au début d'octobre lorsque les grands groupes de pigeons ramiers se déplacent du nord et de l'est de l'Europe pour aller hiverner en Espagne. Les rapaces sont également régulièrement observés, parfois aussi en grand nombre, en particuliers les Milans royaux et les Buses variables. D'autres oiseaux, comme le faucon pèlerin ou les passereaux pourront également être présents aux Sommêtres.

Le public est invité à venir découvrir ce phénomène qui se répète d'année en année. Afin d'apprécier au mieux le spectacle, il est utile de se munir d'une paire de jumelle. La manifestation est annulée en cas de pluie ou en cas de vents trop forts.

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Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

27 Juillet 2014 , Rédigé par Le Pèlerin - Martial Farine Publié dans #Observations ailleurs

L'arrivée à Helsinki se fait sous la pluie, peu d'oiseaux, mais sur le port des mouettes et goélands, des Bernaches nonettes, dans les parcs, un Huitrier pie. Je note un Goéland brun de la Baltique, des oies cendrées. Au retour, dans un tout nouveau quartier, à 20 minutes du centre-ville, j'observe des Harles bièvre, des Goélands argentés, des Bruns de la sous-espèce fuscus, de nombreux Goélands cendrés.

Le long du trajet vers Vyborg: j'observe quelques Courlis cendrés, des Vanneau huppés, deux Grues cendrées, des Choucas des tours, sous-espèce sommerringii, et partout des Corneilles mantelées.

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

Vyborg se trouve tout au fond du golfe de Finlande. Les premiers oiseaux vus au bord de la mer sont des Mouettes rieuses (qui fréquentent la ville en nombre); sur une anse du golfe un rassemblement de Cygnes à bec jaune est présent depuis quelques jours. D'après les photos, il y a des chanteurs et des Bewicks; le soir, dans le pittoresque parc de Monrepos, deux vols de cygnes partent pour le nord. Ce sont des chanteurs. Il y a peut-être du Bewick dans les vols; certains sont nettement plus petits que les autres.

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

Puis nous nous rendons dans une sorte de "taïga" en zone frontière avec la Finlande. C'est un biotope à loup, ours, lynx, glouton, mais aussi à élan. Les deux premiers carnivores ont été vus ces dernières années par mes hôtes : un ours sur un chien écrasé sur la route et des loups à quelques occasions. La forêt est constituée de bouleaux, de pins sylvestres, épicéas, elle est si épaisse par endroit que la visibilité ne dépasse pas 30 mètre. Pour autant il est difficile de dire si c'est une forêt "vierge", les photos satellites montre parfois des semblant de plantations. Elle est parsemée de petites parcelles ouvertes avec des herbes jaunes en cette mi-avril. On trouve partout de étangs de la taille de la Gruère, distants de 500m les uns des autres, parfois plus. En sortant de la "datcha" de mes hôtes, j'aperçois un gros rapace: un Pygargue à queue blanche !!!! On me signale un trou de Pic noir occupé. Parfois on remarque un relais de couvaison. Le pic épeiche est commun. Un autre pic est noté, une seule fois. Il n'a pas de tache scapulaire, a du rose au bas ventre, et est semble-t-il plus grand que l'épeiche. Il s'agit d'un Pic à dos blanc, bien identifié.

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

Beaucoup de passereaux ne sont pas encore revenus de leurs quartiers d'hiver. Il reste des sédentaires, comme les Mésanges charbonnière et bleues, des Tarins des aulnes, des Pinsons des arbres. Mais les Turdidés sont bien là. La Grive litorne est un oiseau de jardin, elles ne sont pas très nombreuses, mais elles sont partout. La Grive mauvis chanteuse. Son chant est d'abord râpeux, puis relativement mélodieux, sans atteindre le charme de la musicienne. Cette dernière est également présente, en plus petit nombre semble-t-il.

Lors d'une promenade vespérale, avec mon hôte Sergueï, retraité de l'armée russe (50 ans), nous parcourons les forêts, étangs, petits "pâturages", nous trouvons plusieurs couples de Grues cendrées. Elles sont très farouches. Sur les étangs nous trouvons des Colverts, des Garrots sonneurs en parade, des Harles piettes, entre autres. Nous cherchons en vain l'élan, mais nous trouvons un chapelet de crottes très fraîches. Peut-être l'avons-nous dérangé, d'autant que nous trouvons ces traces sur le sable du chemin: la taille d'une génisse !

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

Le lendemain matin, nous repartons, à pied cette fois, dans une autre direction. Rien de nouveau à part un beau groupe de Ramier d'une cinquantaine d'individus en pâture. Un bruit nous fait sursauter dans une "haie" d'épicéas, de bouleau et d'aulnes. Juste le temps de mettre un poule de tétras dans mes jumelles, sans pouvoir l'identifier. Les deux espèces de tétras sont bien présentes et très souvent observées par Sergueï. Mais en soirée, nous repartons dans un autre secteur et tombons sur un couple de Tétras lyres qui s'envolent devant la voiture. La femelle se pose sur un grand pin sylvestre, le temps de se faire tirer le portrait. Nous surprenons une Grue, qui semble autant surprise que nous. Elle reste stoïque à nous observer. Nous trouvons à nouveau d'autres Grues aux bords d'étang, des canards de plusieurs espèces, et une Pie-grièche grise. Un Cygne chanteur nous survole. En rentrant, nous voyons une Buse, mais sans pouvoir dire s'il s'agit d'une Buse de Russie, elle ressemble tant à la "nôtre". Nous en avions déjà vue une ou l'autre par-ci par-là. On me dit qu'elle ne sont revenues que ces derniers jours.

Malheureusement je n'ai pas trouvé de rapaces nocturnes (Chouette lapone, épervière, ni Hibou des marais)

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014

De retour à Helsinki, nous sommes passés dans un nouveau quartier à l'est de la ville, en bordure du golfe de Finlande. Encore quelques Bernaches nonettes, un couple de Harles bièvre, des Goélands, principalement cendrés, mais aussi argentés et brun. En ville, dans un parc à proximité de la mer, le Goéland brun de la sous-espèce fuscus est bien présente, tout comme des argentés et des cendrés.

Texte et photos: Martial Farine

Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
Voyage en Finlande et Russie - 12 au 20 avril 2014
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L'attente

20 Juillet 2014 , Rédigé par Le Pèlerin - JLB Publié dans #Observations ailleurs

10:59 heures : je pose ma lecture « Le silence des loups ». Le gris embrase toute ma vue. Proche de ma fenêtre, un pré fraîchement fauché, un parking, quelques arbres, occupent mon regard. Un Faucon crécerelle passe en vitesse. Trois arbalétriers glissent dans les airs et disparaissent. Ils (les martinets noirs) reviennent – vol rapide, rectiligne – puis tournent autour du bosquet ; pas facile de trouver pitance aujourd’hui.

Un Merle noir quitte le bouleau. Sur une branche sommitale de ce feuillu, trois Etourneaux sansonnets se posent, hésitent, puis se précipitent dans le pré. Le fond de la vallée disparaît. La bise presse les nuages noirs qui, soudainement, se vident. Un Moineau se réfugie dans le pin. Les feuillages, les cimes se balancent avec vigueur. Le rideau de pluie avance inexorablement dans ma direction. Je n’en ai cure bien à l’abri.

Trois Corneilles noires luttent contre les éléments. Les gouttes d’eau frappent à ma vitre. Le dernier Martinet disparaît. Un Etourneau se protège dans un épicéa. Les humains courent à leur voiture ; il est 11:07 h.

18:05 heures : les gris se succèdent, s’entrechoquent, laissent apparaître le bleu quelques secondes puis le cachent, comme pour le protéger. Deux grues (qui ne sont ni cendrées, ni couronnées) ont cessé le travail. La pluie arrose encore les crêtes du Jura bernois et soleurois. Le parking se vide. Une Bergeronnette grise rejoint le bitume, espace de jeu… ! Deux Pigeons biset domestiques se rendent en ville. Un merle noir, mâle, se pose, puis reprend son envol presque aussitôt. Une Hirondelle de fenêtre, avec aisance, montre son « cul blanc » caractéristique. Le pré est désert. L’écorce du bouleau se dévoile sur fond gris ; une belle image. Le pin, qui abrite un ancien nid de Pie bavarde se dandine, façon canard muet. Un flash de lumière dévoile la panoplie des rouges des tuiles de la vieille ville. Un merle passe en rase-mottes. Cinq étourneaux filent, poussés par vent arrière. Deux autres s’attardent sur l’épicéa.

18:25 heures : Un merle se querelle avec un étourneau. Une bergeronnette grise et un moineau domestique trottinent côte à côte sur le chemin. Un martinet passe….Un rectangle de bleu se forme au fond de la vallée. Le temps passe…Il le faut bien même s’il ne se passe pas grand-chose !

C’était Jelub, envoyé spécial du Pèlerin à l’HJU, étage E4 ch 252, Delémont, 14.05.2014

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Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver

5 Avril 2014 , Rédigé par Le Pèlerin

A la suite d’une boutade de fin de soirée, nous nous sommes retrouvés à quatre en juillet dernier dans les Rocheuses canadiennes et sur l’Ile de Vancouver (pour ceux qui auront lu le premier article consacré au Canada, c’est de la répétition, mais un rappel peut toujours servir…)

La plage semblait déserte lorsque nous quittâmes la forêt et ses arbres gigantesques. Mais quelques personnes se promenaient à gauche et à droite à distance respectable. Elles ignoraient qu’un rapace, plus fier qu’un paon, les regardait du haut de son perchoir. Il lorgnait à la fois sur les people et sur les rives du Pacifique, mer paradisiaque à cet endroit. Nous sommes sur la côte ouest de l’Ile avec la mer pour seule étendue. Les jours d’avant, la plage avait été fermée parce qu’un ours brun y rôdait. Actuellement, plus de danger…

Pygargue à tête blanche

Pygargue à tête blanche

Ayant repéré le rapace et, suivant son regard, je m’attarde sur un poisson de belle taille échoué alors que la mer se retire. Nous sommes nombreux à reluquer cette carcasse: un rapace, un humain, des corvidés, des goélands, un autre rapace. La fête commence…

Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver

Les corneilles sont les premières à s’approcher du festin… Le passage d’un bipède les fait fuir. Dans les airs un goéland tourne en rond… Il rejoint les corvidés qui sont revenus… Un petit coup de bec. Un regard dans les airs.

Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver

Soudain, le rapace quitte son perchoir, s’élance sur la proie, l’évite, corrige son vol, tourne au-dessus puis se pose à proximité. Naturellement, tout volatile qui se trouvait dans les parages a repris son vol et s’est éloigné à bonne distance.

Quelques coups de bec bien placés et l’oiseau commence un repas mérité. Il est tout de même aux aguets. Les humains ne sont pas très loin et l’un d’eux est assis sur un tronc, en face, muni d’un drôle de tuyau. Il ne paraît pas méchant et lui ne bouge pas tout le temps à l’inverse de quelques autres qui se rapprochent.

Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver
Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver
Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver
Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver

L’oiseau continue son repas, jette un regard vers le ciel. C’est alors que j’observe un Balbuzard pêcheur qui s’approche. Le pygargue, car c’est de lui que je parle, lui jette un regard d’une froideur à faire pâlir un vampire écossais. Alors, le Balbu, à peine hésitant, continue son vol et disparaît.

Balbuzard pêcheur

Balbuzard pêcheur

Voilà que les arpenteurs de plage, qui ne sont pas plus intéressés par un poisson mort que par un aigle en plein repas, arrivent. Ils font fuir le rapace… Hélas pour lui et surtout moi. J’ai certes pris quelques photos mais j’aurais préféré avoir un peu plus de temps pour tenter des réglages différents, d’autres prises de vue.

Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver
Petit tour par le Canada - Ile de Vancouver

Le Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus, ou Bald Eagle pour les anglophones) est fort connu en Amérique du Nord. Il est l’emblème des USA. Ses plumes ornaient les parures des premiers habitants des lieux.
L’oiseau photographié est un subadulte.

On rencontre cette espèce dans toute l’Amérique du Nord là où les poissons ne sont pas loin. Les oiseaux les plus nordiques migrent un peu plus au sud. En automne et au début de l’hiver il n’y pas rare d’observer de grands rassemblements (jusqu’à 3500 individus à Ckikat Valley/Alaska/USA) au bord des rivières à saumons (période du frai).

Le Pygargue à tête blanche ne se reproduit pas avant 5 ans (il peut atteindre 30 ans). Les oiseaux s’apparient pour la vie mais si l’un deux disparaît le survivant recherche un nouveau partenaire. Leur nid peut être gigantesque, atteindre 2.50 m de diamètre et peser 3 tonnes. Ils sont restaurés et utilisés année après année.
Même si la femelle pond 2 ou 3 œufs, il est extrêmement rare que 3 poussins prennent leur envol. Au niveau conservation, l’oiseau figure sous « préoccupation mineure ». Ses effectifs se comptent en milliers d’individus aussi bien au Canada qu’aux USA (surtout Alaska).

Jelub, mars 2014

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Petit tour par le Canada - Les Rocheuses

22 Mars 2014 , Rédigé par Le Pèlerin

A la suite d’une boutade de fin de soirée, nous nous sommes retrouvés à quatre en juillet dernier dans les Rocheuses canadiennes et sur l’Ile de Vancouver.
Je vous livre un premier extrait de mes observations ornithologiques même si celles-ci sont demeurées en deçà de mes attentes. En effet, juillet est un mois creux en la matière mais l’immensité et la beauté des paysages, la convivialité et l’amabilité des personnes rencontrées, ont largement contribué à faire de ce périple une tranche de vie inoubliable.

1er juillet; la fête canadienne bat son plein dans Jasper. Nous y avons participé par curiosité… Musique, pompiers, police montée, majorettes, publicité; un vrai cortège à l’américaine…
En fin de journée, j’arpente les allées du camping où nous avons trouvé un cabanon pour nous loger. Soudain, je suis attiré par les cris d’un quémandeur de nourriture que je situe finalement dans le trou d’un arbre (style sapin) que l’on a scié à environ 5 m. J’ai constaté que de nombreux conifères présents dans le camping avaient été sciés à cette hauteur. J’ai appris que c’était justement dans le but de favoriser la nidification d’une certaine espèce de pic….Me voilà étonné…

Revenons à mes cris…. Je me recule un peu et m’adosse à une maisonnette. J’attends… Soudain, les cris s’intensifient et un bec sort du trou.

Poussin au nid

Poussin au nid

Peu après un oiseau, un pic qui m’est naturellement totalement inconnu, se pose contre l’arbre. Le bec s’ouvre… et est immédiatement enfoui par un autre bec qui contient une quantité non négligeable d’insectes. Le bec se retire puis un autre apparaît et le manège reprend. Ensuite, l’oiseau qui s’était agrippé au résineux s’envole. Tout cela n’a duré que quelques secondes…

Heureux de ma découverte, je décide de me munir de mon appareil photo et je retourne sur les lieux. J’arrive alors que deux personnes discutent au pied de l’arbre à pic…. J’attends…Elles me fixent en se demandant ce que je peux bien attendre. L’une d’elles n’y tient plus et me le demande. Je réponds simplement que j’attends l’arrivée d’un oiseau qui a de la progéniture dans l’arbre au pied duquel elles papotent. Sorry… conversation engagée… Etonnées, elles quittent les lieux.

Femelle juste après le nourrissage

Femelle juste après le nourrissage

J’attends… Le manège reprend. Je clic… clic… Encore une visite de l’adulte… re-clic… Les nourrissages s’espacent. La nuit tombe et je disparais. Le lendemain matin, je tente une nouvelle approche mais, à mon grand dam, la lumière n’est pas bonne. Alors, je me contente des prises du soir d’avant.

Femelle juste avant le nourrissage

Femelle juste avant le nourrissage

Le pic se nomme, en anglais, Northern Flicker (colaptes auratus) avec une traduction française digne de son statut : PIC FLAMBOYANT.
Cette espèce occupe tout le Canada (les USA, l’Amérique centrale). Il n’est actuellement pas menacé quoique certaines régions se préoccupent de la baisse de ses effectifs (d’où la coupe spéciale de certains pins). La femelle est plus petite que le mâle et moins colorée (rien de nouveau...). En Amérique du Nord, on l’observe jusqu’à 2100 m.
Les oiseaux des Rocheuses sont des pics migrateurs diurnes. Ils passent l’hiver au sud des USA, entre la Californie et la Floride.

Jelub, mars 2014

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